petition

Monsieur le Préfet
PRÉFECTURE DE SAINT DENIS
Place du Baracois
97400 SAINT DENIS

le 12 décembre 2007

Objet : Actes de cruauté

Monsieur le Préfet,

En tant que membre de l’association « Le Sanctuaire des Hérissons », unique hôpital-refuge exclusivement consacré à la sauvegarde du hérisson en France, j’ai l’honneur de vous interpeller au sujet d’actes de cruauté perpétrés régulièrement sur les tangues «hérissons d’outre mer ».

En effet, nous recevons souvent des témoignages d’actes de cruauté commis à l’encontre de ces animaux de part des chasseurs ou des braconniers, les méthodes de chasses traditionnelles employées (animaux suspendus par le nez au moyen d’un filin ou alors chiens qui les déchiquètent) la souffrance qu’endurent ces petits mammifères est intolérable.

De plus, nous apprenons que les braconniers scient ou arrachent (avec une tenaille) les dents des chiens participant au débusquement afin qu’ils ne perforent pas la peau du tangue. “Si l’animal est blessé, il a le temps de bleuir et ça peut s’infecter, explique un chasseur. Durant les parties de chasse, un chien mal peut dépecer le tangue dans l’excitation. Normalement, son rôle se cantonne juste à prévenir son maître d’un aboiement.

Ces pratiques dignes du moyen âge sont indignes d’un peuple civilisé et de telles atrocités en 2006 ne sont pas tolérables, or, de la mi février à la fin du mois d’avril de chaque année, la chasse aux tangues est autorisée, ainsi que tous modes de capture quels qu’ils soient, même les plus cruels.

La Réunion ne cesse de se distinguer par ces actes de cruautés sur les animaux, chiens utilisés comme appâts vivants dans la chasse aux requins, traque cruelle sur des petits mammifères inoffensifs. Il y a fort à parier que l’attrait touristique de l’île en soit considérablement dégradé.

Aujourd’hui, je fais appel à votre sensibilité en tant qu’être humain, ainsi qu’à votre pouvoir de police afin que cesse une fois pour toute cette violence gratuite à l’encontre de ces animaux inoffensifs et facilement apprivoisables qui sont une proie facile pour les chasseurs. Aucun être vivant ne mérite un tel traitement. Le grand humaniste, Gandhi a dit un jour « on juge le niveau de civilisation d’un pays par la manière dont il traite ses animaux ».

Le Sanctuaire des hérissons ne cesse de protéger le hérisson européen ne peut rester indifférente au traitement infligé à ses cousins d’outre mer et sera donc obligée d’intervenir en collaboration avec de nombreuses associations de protection des Animaux et de la Nature, si aucune action n’est entreprise de votre part pour abolir définitivement ces pratiques barbares.

Vous remerciant à l’avance de l’attention que vous portez à ma requête, je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, en l’expression de mes sentiments distingués.